Le mort voyageur

J’hurle à la lune

Alors que mon corps tombe

Sur une folle dune

Qui, doucement, gronde

Je crie ma colère

Pour demain ou pour hier

Pour ces nuits guerrières

Où les corps cassent les clairières

Je suis un mort voyageur

Qui cherche le bonheur

Dans un champ de malheur

Où la haine et la peur sont des fleurs

J’hurle ma peine, ma peine

Face à toute cette haine

Cette ironie malsaine

De la race humaine

Je vis l’osmose ironique

Avec une balle maléfique

Tirée par une main magnétique

Ayant un esprit pathétique

Je m’entends doucement

Sur une toile nue du temps

Qui s’envole silencieusement

Pour quitter de vieux enfants

Je meurs, je meurs

En une minute ou en une heure

Avec mon âme de mort voyageur

Perdue dans un corps de mineur.

Copyright Alexandre Allouch-Micati

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