Automne meurtrier

Les feuilles quittent les vieux arbres

Pour tomber, flotter dans les âmes

Rouges, oranges ou peut-être jaunes

Elles tombent à des kilomètres à la ronde

Les feuilles s’installent paisiblement

Dans la joie des yeux d’un couple dansant

Dans les yeux étonnés d’un vieil enfant

Elles atterrissent avec une grande légèreté

Sans se faire ni critiquer ni tuer

Sur les plaines, les trottoirs et les quais

Les feuilles tombent comme les corps

Des soldats, des vieux et des enfants néants

Tués par rien d’autre que par le croque-mort

A-t-on tort d’aimer aussi fort ?

A-t-on tort de ne pas avoir tort d’aimer ?

Je ne peux pas répliquer à cette question ordonnée

Par les grosses machines à tuer.

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