La lune

La lune fait couler

Des larmes de sang

Sur les corps inanimés

Des passants innocents

La lune se cache

Pour ne plus voir

Les morts qui s’arrachent

Au néant, au désespoir

La lune s’éteint, s’éteint

Elle se couche et cache

Un avenir aussi lâche

Qu’incertain

La lune pleure, pleure

Les départs, le malheur.

La lune pleure la folie

Des hommes nus

Plongeant dans un oubli

Les corps finis

La lune s’enfuit

Dans la noirceur délicate

D’une nuit rouge écarlate

Dans laquelle elle finit sa vie.

©Alexandre Allouch-Micati (2009)

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