L’Homme

L’homme est une âme apatride

Perdu dans une valse pathétique

Qui se blesse, qui s’évite

Qui ressent la douleur du lourd vide

L’homme est un silence criant

Servant à assourdir les gens

À réveiller les morts

Ou à redresser les torts

L’homme est un loup

Pour l’homme qui s’en fout

L’homme est un aigle

Pour les vies qui s’éclatent

L’homme joue à Dieu

Pour justifier l’odieux

De ses gestes si malicieux

Posés sur un prie-dieu

L’homme est l’ignorance divine

Qui nous évite, nous devine

L’homme est l’aveuglement divin

Qui ne connaît aucun lendemain

L’homme est dérisoire

Du matin jusqu’au soir

L’homme est une âme ostentatoire

Qui se perd doucement dans le noir

L’homme est un oasis de bonheur

Flottant au milieu d’un océan de malheur

L’homme est tout ou rien

Une grande âme ou un vaurien

L’homme est partout ou nulle part

Un passionné ou même un fuyard.

©Alexandre Allouch-Micati (septembre 2009)

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