Cigarette

Comme une amante délicate

Qui enchante nos lèvres écarlates

Comme une vielle princesse

Qui règne en reine et maîtresse

Sur nos vieux poumons qui s’assèchent

Sa fumée grise et blanche

Enveloppe finement

Nos rêves fous, nos démences

Nos longs voyages vers l’absence

Sa lumière allume nos nuits noircies

Par la pénombre pénible des nuits difficiles

Couvertes d’un gris assoupi

Ce phare fort et puissant

Se dresse devant les nombreux torrents

De la vie, de la mort, des gens endormants

Elle nous attend doucement, tout doucement

Comme une vieille maîtresse attend son amant

Devant une porte encombrée d’un aérogare

Rempli de lumière mais vide de gens.

La cigarette s’éteint doucement, paisiblement

Sur un cendrier vide, silencieux.

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