La complainte du port

L’alcool coule à flots

Pour ces marins

Qui prennent l’eau

Dans leurs mains de matelots

Comme un enfant

Enveloppe le soleil

Dans ses doigts

Les marins se préparent

À boire la grande tasse

Que le vin ait pitié de leur âme

Ces marins imaginaires

Qu’on pourrait appeler

Des corsaires

Ils sont à la nation, la nation

Ce que le vin est à la raison, la raison

Qu’ils viennent de Marseille

Ou de Bruxelles

Qu’ils viennent de Paris

Ou du fond de l’Arménie

Ce sont des grands marins

Assis devant leurs vies

Assis devant leurs chagrins.

Qui semblent parfois endormies

Dans des douces nuits sans lendemain.

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