Rumeur silencieuse

La rumeur silencieuse

Des gens, des passants

M’enveloppe comme une couveuse

Posée sur mon corps mourant

Alors que je me perds dans ma folie

Sur un coin isolé et perdu

D’une rue pourtant pleine de vie

Dans une ville inconnue

La jeune prostituée

Se fait timidement aduler

Par une vieille âme condamnée

Je suis un témoin muet de cette scène

Qui peut paraître obscène

Je regarde en silence, avec patience

Passer les derniers moments d’une vieille enfance

J’entends le silence doux

Des klaxons enragés

La clameur folle des sourds dérangés

Et la patience des enfants fatigués

Je m’évapore peu à peu

Avant de réaliser que je me réveille

Dans une gare, dans un hôtel miteux

Dans lequel on jette l’amour

Comme un vulgaire mouchoir lourd

Beaucoup trop lourd

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