La brume du matin

La brume matinale

Se pose légèrement

Sur les roses, sur les opales

Enveloppant les âmes des gens

Elle enveloppe de son grand

Manteau doré et blanc

Les cœurs endormis

Des passants aveugles mais ébahis

Par les choses délicates de la vie

Le soleil de décembre

Se lève d’une autre pénombre

Et il ouvre les yeux

De millions de gens jeunes ou vieux

La brume délicate, douce

Est témoin d’une course maladive

Des gens qui ne vivent que pour la course

Et qui ne s’enivrent, qui ne s’enivrent

Que par la secousse de l’angoisse

Le soleil de ce jour de décembre

Et il vogue vers la pénombre

La pénombre laissant

La brume se poser

Sur les enfants naissants

Sur les vieux mourants.

 

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